Pourquoi confier son rachat de crédits à un IOB ?

La grande majorité des rachats de crédits réalisés en France l’est par le canal des IOB. Certains établissements de crédits imposent même le passage par ces professionnels qui sont à l’origine de cette technique bancaire innovante et de son fulgurant essor ces dernières années.

L’intermédiaire en opérations de banque ( sigle IOB ), également dénommé « courtier en crédit », est un auxiliaire financier indépendant dont le statut est régi par le Code Monétaire et Financier. Il doit être immatriculé au Registre du Commerce et des Sociétés, mandaté par un ou plusieurs établissements de crédit garants de ses compétences et de sa probité, être inscrit au FIDEM tenu par la Banque de France et être titulaire d’une assurance de responsabilité civile professionnelle.

Les IOB les plus soucieux de se soumettre en plus à des règles éthiques et déontologiques, ainsi que de promouvoir les valeurs de leur corporation spécialisée dans le rachat de crédits, se sont regroupés au sein des deux organisations professionnelles les plus représentatives : l’Association Française des Intermédiaires Bancaires ( AFIB ) et le Syndicat des Intermédiaires en Opérations de Banque ( SIOB ).

L’ IOB, à titre de profession habituelle, met en relation un candidat à l’emprunt avec un établissement de crédit susceptible de le lui octroyer au moyen de l’un des produits bancaires prévus dans son mandat avec cet établissement : prêts immobiliers, crédits de trésorerie, rachat de crédit immobilier et/ou regroupement de crédits consommation.

Bien que mandaté le plus souvent par plusieurs établissements financiers, il est indépendant commercialement à leur égard et choisit librement de diriger son client vers tel ou tel mandant bancaire en fonction des critères de ce dernier et des attentes de son client en termes de coût, de garantie, de délai ou de chances d’obtenir son rachat de crédits. L’IOB est à la fois mandataire des établissements financier et de ses clients au bénéfice desquels il fait jouer la concurrence entre ses différents mandants bancaires lorsque cela est possible.

Sa mission à l’égard de son client consiste exclusivement à rechercher le rachat de crédits souhaité par ce dernier et à le mettre en relation avec l’établissement de crédit le plus apte à y satisfaire en facilitant la conclusion de l’opération. Dans ce cadre, il audite la situation d’ensemble de son client et monte le dossier, qu’il présente à l’appui de la demande de rachat de crédits, accompagné d’un rapport de synthèse. L’IOB n’est ni un conseil en gestion budgétaire ou en économie familiale, ni un gestionnaire de crédit. N’étant lui-même décideur, il est soumis à une obligation de moyens et non de résultat.

Les avantages que présente pour un candidat au rachat de ses crédits le recours à un IOB sont nombreux :

- un gain de temps dans la présélection des établissements de crédit spécialisés dans la restructuration dont les critères rendent la demande de rachat de crédits éligible, outre les conditions commerciales concurrentielles à prendre en considération ; L’IOB est le meilleur carnet d’adresse qui se puisse rêver !

- un gain de temps également par la dispense du fastidieux « tour des banques » et du montage de dossiers complets pour toutes, sans oublier le traitement ultérieur des innombrables demandes d’informations et de production de documents complémentaires ;

- une optimisation du montage du dossier grâce à la connaissance des particularismes et de l’approche personnelle de chacun de ses mandants bancaires résultant d’une étroite collaboration favorisant à la fois la rapidité d’étude et un à priori favorable ;

- un suivi transparent et éclairé de la procédure d’instruction de la demande de rachat de crédits et de la prise de décision;

- une réactivité de tous les instants ;

- une possibilité de recours suite à un refus liminaire ;

- un gain d’argent enfin sur le coût de crédit par la sélection du meilleur financeur possible du moment en fonction des caractéristiques de la demande de rachat de crédits et de la connaissance actualisée en temps réel des conditions du marché par l’IOB ;

- un gain d’argent encore, lorsque la possibilité de délégation lui est ouverte, sur les primes d’assurance emprunteur par la sélection du meilleur assureur possible en fonction de l’âge, de la profession et de l’état de santé de l’emprunteur.

Son niveau d’expertise en matière de rachat de crédits et la reconnaissance de ses qualités professionnelles et humaines par ses mandants bancaires, facilitant l’obtention du prêt de restructuration dont la recherche lui est confiée, font de l’IOB l’acteur incontournable d’un rachat de crédit réussi.

L’intermédiaire en opérations de banque n’est rémunéré qu’en cas de bonne fin, c'est-à-dire si et seulement si le rachat de crédits qu’il propose à son client satisfait pleinement ce dernier. En effet, sa rémunération, appelée « commission d’intermédiation », « commission de courtage » ou encore « commission de mandat », qui est incluse dans le montant du prêt de restructuration, n’est exigible qu’après la ratification de l’offre préalable de crédit au terme du délai de réflexion et expiration du délai de rétractation lorsque la loi prévoit de tels délais. Elle ne lui est versée, par le prêteur, qu’après la mise à disposition du client ou de son notaire des fonds. Pour une sécurité totale des emprunteurs, les fonds ne transitent jamais par les comptes bancaires des IOB.

Pour n’encourir aucune désillusion, il faut cependant ne pas confondre certaines officines aux pratiques plus obscures que leur statut qui se cachent encore ça et là sur le net ou derrière des annonces de journaux « gratuits » avec les véritables IOB. Il faut enfin choisir un « bon IOB » car il en est de cette profession comme des autres, elle est exercée par une majorité compétente autant que probe et une minorité qui l’est un peu moins. La difficulté de ce choix préalable et essentiel pour réussir son rachat de crédits sera l’objet d’un prochain article. La fausse bonne idée est de multiplier les dossiers à la photocopieuse pour en charger autant d’IOB dans l’espoir de conjurer le mauvais sort et de faire « jouer la concurrence ». Le rachat de crédits n’est pas un jeu et perdre ses chances de l’obtenir est toujours regrettable.

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